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Ressources pour aider ses proches

Ici nous vous proposons de nombreuses ressources si un de vos proches (adulte) est sujet à l'anxiété, au stress ou à un mal-être un peu plus général et que vous souhaitez le soutenir. Toutefois, il est à noter que votre seul soutien ne peux pas toujours suffire, n'hésitez pas à parler à votre proche de Home Stress Home afin qu'il réalise une évaluation et ait accès aux ressources pour prendre soin de lui, comme des exercices gratuits de méidtation et de relaxation. Il se peut aussi que notre site ne soit pas suffisant face au mal-être de votre proche, dans ce cas l'aide d'un professionnel pourrait peut-être s'avérer utile

Les ressources diverses

Chez Home Stress Home, nous aimons la vidéo de « C’est Pas Sorcier » sur les Émotions, et nous la conseillons à tous nos visiteurs :

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Nous vous conseillons également cette vidéo, plus « sérieuse » sur les troubles anxieux.

Littérature et jeux

Les conseils issus de notre site s’inspirent des Thérapies Cognitivescomportementales, ou TCC. Comme nous l’avons répété plusieurs fois, si nos conseils ne suffisent pas, il peut être utile de consulter un professionnel. Nous vous recommandons également ce livre, disponible en bibliothèque, qui est un bon outil en support à un travail thérapeutique.

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Pour aller plus loin

Nous retrouvons les 3 tomes de la gestion des émotions et le mode d’emploi, écrits par Art -Mella, qui suivent plus ou moins la même logique que ce livre 

Où le trouver ?

Amazon

Fnac

Résumé

Emotions mode d’emploi est un livre écrit par Christel Petitcolin et paru en 2017. Il s’agit ici bien de discuter du fait de ne pas combattre et contrôler les émotions, ce qui est décrit comme étant néfaste, mais bien au contraire, les accueillir tout en accordant de l’importance à chacune. Ces dernières ont un message à nous livrer et il est primordial d’y mettre du sens. Afin de ne pas créer de conséquences très négatives sur notre personnalité et notre humeur, il est donc normal de vivre ses émotions à fond. C’est pourquoi cet ouvrage nous livre multiples astuces et explications pour atteindre cet objectif

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Où le trouver ?

Amazon

Fnac

Decitre

Résumé

Psychologie de la peur : craintes, angoisses et phobies est un livre parut en 2005 et écrit par Christophe André.  Ce livre vous fait comprendre pourquoi les mécanismes de nos peurs peuvent parfois se dérégler et comment notre cerveau émotionnel prend alors le pouvoir. Au travers de récits étonnants, parfois bouleversants, l'auteur vous entraîne avec lui dans ses séances de thérapie. À partir de son expérience de médecin et de psychothérapeute, il vous explique comment guérir durablement de vos peurs. 

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Pour quel âge ?

A partir de 7 ans

Où le trouver ?

Comitys

Informations supplémentaires

Bien que le site indique que ces jeux de cartes peuvent être utilisés dès la maternelle, le vocabulaire est sûrement un peu trop soutenu pour de jeunes enfants. Pour les enfants de 7 à 11 ans il faudra peut-être expliquer certaines notions

Résumé

Vous pouvez utiliser soit seulement les cartes des émotions, soit les cartes des besoins, ou les utiliser ensemble. Le premier jeu de carte permet l'identification des émotions chez les enfants, adolescents et jeunes adultes, et le deuxième l'identification des besoins véhiculés par ces émotions. Les utiliser ensemble est utile pour mieux comprendre ce que génèrent les émotions en nous

Les outils

La roue des émotions pour adultes

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Comment s'en servir ? 

L'adolescent ou le jeune adulte peut choisir un sentiment, une émotion, ainsi qu'un besoin qu'il ressent en tournant les roues correspondantes.

Quand l'utiliser ? 

Il peut être utilisé avec votre adolescent ou un jeune adulte ponctuellement, pour faire le point face à un malaise. Vous pouvez aussi l'utiliser régulièrement pour faciliter l'apprentissage de l'identification des émotions et besoins.

Où se le procurer ?

Hop Toys

Comment l'adapter ? 

Vous pouvez utiliser aussi l'outil "donner des mots aux maux" qui permet un travail similaire et ne nécessite pas d'achat supplémentaire.

Fiches conseils

Les émotions

L’émotion est une réponse cognitive, affective et somatique à la survenue d’un évènement (qui peut être interne, comme une pensée, une douleur). Elle inclut :  

  • Une dimension somatique : la réponse corporelle (palpitations, nausées, tremblements)  

  • Une tendance à l’action : le comportement que l’émotion nous conduit à mettre en place ;  

  • Un sentiment affectif : le label émotionnel que nous attribuons à notre ressenti ;  

Elle comporte aussi une dimension expressive, qui peut être faciale ou vocale. 

Les émotions sont fondamentales pour notre survie. L’exemple le plus parlant est celui de la peur : c’est la peur qui a empêché nos ancêtres de tomber dans des ravins, qui leur a permis de se cacher des animaux sauvages et de leurs ennemis pour prospérer jusqu’à notre ère. Les émotions sont aussi des réponses à nos besoins : quand un besoin est satisfait, nous éprouvons une émotion positive ; si par contre le besoin est insatisfait, nous éprouvons une émotion négative. 

L'anxiété qu'est-ce que c'est ?

À chaque moment de sa vie, une personne est susceptible de ressentir des sentiments de peur, d'angoisse, et d'anxiété. Nous avons souvent tendance à croire que ces termes font référence à des concepts identiques. Cependant, en psychologie, il a été découvert que ces termes font en fait référence à des états différents.  

La peur est une réaction vitale pour la survie de l'être humain, qui est mise en place par notre cerveau pour nous protéger. En effet, quand notre cerveau croit qu’une situation (réelle ou imaginée) menace notre vie ou notre sécurité, il sonne l’alarme et ordonne à notre corps de réagir (accélération des battements du cœur, de la respiration, augmentation du taux d’adrénaline dans le sang, focalisation de l'attention sur le danger) pour nous permettre de fuir ou de combattre un danger.

Situation de danger perçue

Résultat : fuite ou combat

Signal d'alarme envoyé 

au corps

Réaction corporelle :

Battements du cœur et respiration accélérés

Augmentation du taux d'adrénaline

Focalisation sur le danger

Par exemple, si un serpent tombe d'un arbre sur votre tête lorsque vous vous promenez en forêt, la peur que cela va provoquer va inciter votre corps à fuir le plus rapidement possible afin de lui échapper, ou à le combattre

 

Dans le cas d'une rencontre avec un serpent, la peur est une réaction souhaitable et appropriée. Cependant, la peur peut également apparaître lorsqu’on analyse ou interprète mal la situation dans laquelle on est. Il est effectivement possible que notre cerveau ne parvienne pas à faire la différence entre les choses dangereuses et celles qui sont simplement désagréables. Dans notre exemple, il se peut que ce qui soit réellement tombé sur votre tête soit simplement une branche d'arbre. Dès lors, avoir peur d'une simple branche d'arbre devient une réaction inadéquate.

Un serpent tombe d'un arbre sur votre tête

Une branche tombe d'un arbre sur votre tête

Signal d'alarme envoyé 

au corps

Réaction corporelle :

Battements du cœur et respiration accélérés

Augmentation du taux d'adrénaline

Focalisation sur le danger

Signal d'alarme envoyé 

au corps

Réaction corporelle :

Battements du cœur et respiration accélérés

Augmentation du taux d'adrénaline

Focalisation sur le danger

Résultat : fuite ou combat

Réaction adéquate

Résultat : fuite ou combat

Réaction inadéquate

Une réaction de peur inadéquate et incontrôlable peut, si elle influence différents aspects de votre vie quotidienne, donner naissance à des symptômes d’anxiété voire même à un trouble anxieux. Il existe différents types de troubles anxieux qui ont comme caractéristique commune la présence de sentiments intenses, persistants et envahissants de peur. Ces troubles anxieux, s’ils se chronicisent peuvent avoir des conséquences à long terme à de nombreux niveaux, c’est pourquoi il vaut mieux ne pas les laisser s’installer trop durablement et se tourner vers des professionnels. 

 

 

Pour aller plus loin :

Dumas, J. E. (2012). L’enfant anxieux : comprendre la peur de la peur et redonner le courage (3e éd.). De Boeck 

Hébert, A. (2017). Anxiété : La boite à outils. De Mortagne 

L'anxiété sociale

Idée reçue : C’est juste un enfant timide, ça lui passera en grandissant il n’y a pas à s’inquiéter.

Oui, mais…

Nous connaissons tous des personnes timides, qui auront plus de difficultés à s’exprimer devant les autres, qui préfèreront ne pas trop se faire remarquer. Mais une chose essentielle différencie une personne simplement timide d’une personne ayant une anxiété sociale. La personne timide par définition a un manque d’aisance et d’assurance en société, là où la personne avec une anxiété sociale ressent de la peur dans les situations sociales.

Cette différence repose donc sur le fait que la personne timide sera mal à l’aise et ce sera visible dans son corps, par exemple, par une voix moins assurée, la tête plus ou moins baissée, les mains nouées ou les bras croisés. Mais pour une personne souffrant d’anxiété sociale, face à une situation sociale ou à l’idée d’une future situation sociale, le corps se mettra en état d’alerte à cause de la peur suscitée et les réactions physiques seront bien plus marquées, par exemple avec des crises de panique (voir trouble panique).

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Donc qu’est-ce que l’anxiété sociale ?

Elle correspond à la peur excessive d’être observé ou évalué par d’autres personnes. Lors d’une interaction avec des pairs, une personne souffrant de ce type d’anxiété éprouvera de la peur à l’idée d’agir de façon embarrassante ou humiliante ou encore, d’être au centre de l’attention. Ce type d’anxiété se manifeste par la peur de : prendre la parole en public, passer un coup de téléphone, rejoindre un groupe déjà constitué ou rejoindre une conversation, déranger, ne pas être apprécié. Pour certains la peur se manifeste seulement dans les situations de performances c’est-à-dire des situations de tests, d’examens et d’évaluations.

Traduction : « Quand je rencontre quelqu’un pour la première fois, c’est principalement … hum … Panique, anxiété et … beaucoup de transpiration »

Pour aller plus loin :

Dumas, J. E. (2012). L’enfant anxieux : comprendre la peur de la peur et redonner le courage (3e éd.). De Boeck

André, C. (2005). Psychologie de la peur : Craintes, angoisses et phobies. Odile Jacob

La phobie spécifique

Idée reçue : On connait tous quelqu’un qui a peur des araignées.

Oui, mais…

La peur des araignées est une des peurs les plus répandues. Elle n’apparaît que lorsque la personne est confrontée à cet arachnide et le retour à un état normal se fait très rapidement une fois que le contact entre l’araignée et la personne est rompu.

 

La différence entre une simple peur des araignées et une phobie de celles-ci réside dans les comportements adoptés par la personne. Une personne avec cette phobie mettra en œuvre de nombreuses stratégies d’évitement des araignées. Dans ce cas-ci par exemple la personne refusera toute excursion en milieu naturel, pour éviter tout contact potentiel avec cet arachnide. Ainsi la réelle différence réside bien dans toutes les stratégies d’évitement que vont mettre en place ces personnes, les répercussions fluctuant selon le type de phobie. Il faut aussi penser à mettre la peur d’une situation/objet en lien avec l’âge de la personne. Avoir peur du noir pour un enfant de 3 ans est tout à fait normal et cela passera, dans la très grande majorité des cas, avec l’âge.

Donc qu’est-ce que la phobie spécifique ?

Elle correspond à la peur ou l'anxiété intense ressentie lors de la confrontation à un objet ou à une situation spécifique, qui ne représente normalement pas de danger immédiat. Typiquement, il s’agit de la peur irrationnelle des chiens, des araignées ou des serpents. Il est normal de ressentir, dans une certaine mesure, de la peur lors de la confrontation à une grosse araignée ou un serpent. Cependant, pour certaines personnes, cette peur est tellement excessive qu’elle les empêche de fonctionner normalement. Par exemple, une personne phobique va tout mettre en œuvre pour éviter de se confronter aux objets ou aux situations qu’elle redoute afin d’éviter de ressentir les sensations désagréables associées à la peur. Malheureusement, cet évitement va empêcher les personnes phobiques de se rendre compte que ces objets/situations ne représentent pas de réels dangers et il va contribuer au maintien de l’anxiété.

Pour aller plus loin :

Dumas, J. E. (2012). L’enfant anxieux : comprendre la peur de la peur et redonner le courage (3e éd.). De Boeck

André, C. (2005). Psychologie de la peur : Craintes, angoisses et phobies. Odile Jacob

Thornton, S. (2019). Supporting children and young people with specific phobias. British Journal of School Nursing, 14(1), 41-43. doi: 10.12968/bjsn.2019.14.1.41

Le trouble anxieux généralisé

Idée reçue : Il est juste plus peureux que les autres, c’est sa personnalité.

Oui, mais…

Il est vrai que certaines personnes sont d’un naturel peureux et évitent de se mettre dans certaines situations qui génèreraient de la peur. Ils auront plus tendance à réagir face à des bruits importants ou des mouvements soudains par exemple. Mais la différence entre quelqu’un facilement alerte et quelqu’un qui a un trouble anxieux généralisé, c’est que cette situation d’alerte est permanente pour eux. Une personne peureuse aura le plus souvent besoin d’un élément déclencheur pour se mettre en état d’alerte, alors qu’une personne souffrant de trouble anxieux n’en aura pas besoin, elle sera toujours en alerte.

Donc qu’est-ce que le trouble anxieux généralisé ?

Il correspond à un état persistant d'anxiété caractérisé par la présence d'inquiétudes, d'appréhensions, de peurs excessives et démesurées et qui concernent une multitude d'évènements ou de situations. Les personnes qui souffrent d'un trouble anxieux généralisé ont tout le temps peur que quelque chose ne tourne pas rond et passent leur temps à s'imaginer le pire. Ils s'inquiètent pour tout et ont extrêmement peur qu'un malheur ne se produise. Ils ne peuvent jamais profiter pleinement de l'instant présent et semblent souvent particulièrement tendus ou malheureux étant donné que leurs peurs et leurs inquiétudes causent une détresse significative. La permanence de la peur et des inquiétudes entrave le fonctionnement professionnel, familial et social de ces individus.

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Pour aller plus loin :

Dumas, J. E. (2012). L’enfant anxieux : comprendre la peur de la peur et redonner le courage (3e éd.). De Boeck

Imran, N., Haider, I. I., & Azeem, M. W. (2017). Generalized anxiety disorder in children and adolescents: An update. Psychiatric Annals, 47(10), 497-501. doi: 10.3928/00485713-20170913-01

Le trouble obsessionnel compulsif

Idée reçue : Il a juste ses petites habitudes

Oui, mais…

Nous avons tous nos petites habitudes ou des petits rituels auxquels il est parfois difficile de déroger. Certains ne peuvent par exemple pas commencer leur journée sans un café ou aller au travail sans écouter de la musique. Mais pour une personne qui a un trouble obsessionnel compulsif ce ne sont pas seulement des habitudes, c’est une nécessité. Une personne qui a une obsession liée à la propreté, ne pourra s’empêcher par exemple de se laver les mains toutes les 10 minutes. Et si par exemple vous lui interdisez de le faire à nouveau pour la dixième fois de la journée, soit elle trouvera un moyen de passer outre l’interdiction, soit elle pourra par exemple montrer une grande agitation et une grande peur.

Les TOC ne sont pas seulement liés à la propreté, nous en trouvons dans de nombreux domaines. L’exemple typique est Adrian Monk, dans la série Monk. Il a de nombreux TOC liés à la propreté effectivement, par exemple il se lave toujours les mains après avoir serré la main de quelqu’un. Toutefois, il marche aussi toujours dans la rue en touchant chacun des poteaux qu’il rencontre et ne peut s’en empêcher peu importe la situation. Il a aussi un itinéraire précis pour se rendre à chaque endroit, et il est impossible d’en emprunter un autre. Il a aussi de nombreux TOC liés au rangement, l’amenant à replacer tous les objets qu’il considère mal rangés ou alignés.

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Donc qu’est-ce que le trouble obsessionnel compulsif ?

Il fait également partie des troubles anxieux. Il se caractérise par la présence d'obsessions et de compulsions. Les obsessions sont des pensées récurrentes et persistantes (exemple : un idéal de propreté) qui ne peuvent pas être contrôlées ou raisonnées par l’individu. Ces pensées vont occasionner des sentiments d’anxiété et de détresse très importants. Afin d’éviter ou de limiter les sensations désagréables associées aux obsessions, les individus vont mettre en place des compulsions qui correspondent à des actions répétitives (exemple : se laver les mains). Ces compulsions peuvent être sans lien avec l'obsession (exemple : se laver les mains pour éviter qu'un malheur ne se produise) ou au contraire, excessives par rapport à celle-ci (exemple : se doucher quotidiennement pendant plusieurs heures).

Pour aller plus loin :

Dumas, J. E. (2012). L’enfant anxieux : comprendre la peur de la peur et redonner le courage (3e éd.). De Boeck

Krebs, G., & Heyman, I. (2015). Obsessive-compulsive disorder in children and adolescents. Archives of Disease in Childhood, 100(5), 495. doi: 10.1136/archdischild-2014-306934

Le trouble panique

Idée reçue : Personne n’aime se retrouver entassé contre les autres dans le métro

Oui, mais…

Il est vrai que quiconque a déjà fait un bain de foule sait qu’il y a des situations plus agréables. Il est effectivement possible de se sentir un peu étouffé par tout ce monde et d’être mal à l’aise. Cependant le trouble panique se différencie de ce simple malaise d’une part par les crises qui l’accompagnent et aussi par la raison de ces attaques. Les raisons de ces dernières peuvent être variées, en ayant des sources ou en étant isolées. Les manifestations physiques de ces crises peuvent être importantes, allant de la sudation à l’hyperventilation ou aux vertiges. Contrairement à un simple malaise qui nous donnerait envie de sortir rapidement du métro par exemple, une attaque de panique liée à cette situation amènerait à l’urgence de sortir, à la nécessité immédiate de fuir cette situation.

 

Dans un exemple plus accessible : le malaise que vous pouvez ressentir dans un bain de foule lors d’un concert sera dissipé par le plaisir que vous prendrez d’être à cet événement. Une personne souffrant d’un trouble panique ayant évolué en agoraphobie, le plus souvent, ne pourra même pas envisager de se rendre au concert de son artiste préféré.

Donc qu’est-ce que le trouble panique ?

Tout d’abord, c’est un trouble qui devient de plus en plus fréquent à partir de la puberté. Il se caractérise par la présence de crises/attaques de panique qui peuvent se déclencher dans le cadre d'un autre trouble (exemple : anxiété sociale, anxiété de séparation), de manière isolée ou bien en lien avec un trouble médical (exemple : asthme). Une attaque de panique se définit par la présence d'une peur intense et soudaine, qui s'accompagne de symptômes physiques : palpitations, sueur, tremblements, difficultés respiratoires, douleurs thoraciques, nausées, vertiges, cris, larmes… Dans la plupart des cas, les crises/attaques se manifestent spontanément mais elles peuvent éventuellement évoluer vers un trouble plus caractérisé si l’individu parvient à associer la survenue de ces attaques de panique avec certains environnements ou certaines situations. C’est notamment le cas de l’agoraphobie qui correspond à la peur de se retrouver dans les endroits où il serait difficile de s’échapper ou d’être secouru (exemples : endroits clos, foules).

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Pour aller plus loin :

Dumas, J. E. (2012). L’enfant anxieux : comprendre la peur de la peur et redonner le courage (3e éd.). De Boeck

André, C. (2005). Psychologie de la peur : Craintes, angoisses et phobies. Odile Jacob

Doerfler, L.A., Connor, D.F., Volungis, A.M., & Toscano, P.F. (2006). Panic Disorder in Clinically Referred Children and Adolescents. Child Psychiatry and Human Development, 38(1), 57–71. doi:10.1007/s10578-006-0042-5

L'anxiété de séparation

Idée reçue : C'est un peu dur pour tous les enfants de quitter les parents, ils vont s'y faire...

Oui, mais…

Il est effectivement fréquent que les enfants, lorsqu’ils sont séparés de leurs parents, soient un peu tristes et ressentent du manque. Par exemple quand ils vont à la crèche ou chez les grands-parents pour quelques heures ou quelques jours. De la même manière qu’il est normal qu’un enfant pleure la première fois que ses parents l’amènent à l’école. Mais là où nous pouvons voir apparaître de l’anxiété de séparation c’est lorsque l’enfant passera tous ces moments loin de ses parents à pleurer ou à demander de rentrer chez lui. Les enfants avec une anxiété de séparation peuvent parfois se montrer particulièrement collants avec leurs parents aussi.

Donc qu’est-ce que l'anxiété de séparation ?

C’est un trouble que l’on retrouve chez les enfants mais dont certains symptômes peuvent, en l’absence d’une prise en charge adéquate, perdurer à l’adolescence et à l’âge adulte. L’anxiété de séparation correspond à la peur excessive et inadaptée ressentie à l’idée d’être éloigné des personnes auxquelles nous sommes attachés ou à l’idée d’être éloigné de notre domicile. Durant l’enfance, l’anxiété de séparation trouve son origine dans la peur de ne plus revoir ses parents après une séparation et qui leur arrive quelque chose de grave, lors de celle-ci. Dans ce cas-ci, l’anticipation de la séparation provoque déjà des sensations de peur qui se manifeste par des sensations très intenses et très désagréables telles que des nausées, des maux de tête ou encore, des vertiges.

Pour aller plus loin :

Dumas, J. E. (2012). L’enfant anxieux : comprendre la peur de la peur et redonner le courage (3e éd.). De Boeck

Vaughan, J., Coddington, J. A., Ahmed, A. H., & Ertel, M. (2017). Separation anxiety disorder in school-age children : What health care providers should know. Journal of Pediatric Health Care, 31(4), 433-440. Doi : 10.1016/j.pedhc.2016.11.003

Les différents professionnels et leurs missions

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Quand nous ne connaissons pas trop le domaine de la santé mentale, il est parfois difficile de comprendre la différence entre les différents types de « psy ». Nous allons donc vous expliquer ces différences

 

  • Les psychiatres

Un psychiatre est un médecin. Il a fait des études de médecine et est détendeur du titre de docteur. Sa spécialité est la santé mentale. Dans un service de santé mentale ce sont généralement les psychiatres qui sont en charge. Les psychiatres reçoivent en consultation, mais généralement ce sont des consultations plus courtes et moins régulières que les autres « psy ». Cependant, il est le seul d’entre eux à pouvoir prescrire des médicaments (antidépresseurs, anxiolytique…).

  • Les psychologues

Le titre de psychologue est protégé, il faut avoir réalisé une licence et un master de psychologie pour accéder au titre. Il existe différentes spécialités en psychologie, celles qui nous intéressent ici étant surtout : psychologue scolaire et psychologue clinicien.

Les psychologues cliniciens pourront réaliser diverses missions : bilans psychologiques, entretiens psychologiques, accompagnement, prévention, intervention, psychoéducation, thérapie.

Les psychologues scolaires quant à eux réaliseront des bilans psychologiques portant sur les aptitudes ou déficiences cognitives, accompagneront les élèves dans le développement d’aptitudes sociales, feront de la prévention et de l’éducation et travailleront en lien étroit avec les enseignants.

Il existe en Belgique comme en France, une liste recensant tous les détenteurs du titre de psychologue. 

  • Les psychothérapeutes

En Belgique le titre de psychothérapeute est protégé, et seuls les psychiatres, psychologues cliniciens et orthopédagogues cliniciens peuvent obtenir ce titre, en ayant réalisé en complément une certification en psychothérapie, qui dure généralement 4 ans et est encadrée par les universités.

En France le titre est aussi protégé et seuls les psychologues, psychiatres et psychanalystes peuvent être détenteurs de ce titre. Une liste existe, tout comme pour les psychologues, recensant toutes les personnes inscrites au registre national des psychothérapeutes. Toute personne n’y figurant pas n’a pas les diplômes nécessaires pour faire valoir ce titre.

Quand conseiller à un proche d'aller voir un professionnel ?

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Pour savoir s’il est utile de conseiller à un proche d’aller voir un professionnel, il faut se poser les questions suivantes : 

  • Est-ce qu’il vous semble toujours aussi efficace dans les tâches qu’il doit effectuer ? Par exemple : il n’est plus capable de faire son travail de manière aussi efficace qu’auparavant ; vous notez une chute importante dans sa productivité ; il est plus souvent distrait que d’habitude, … 

  • Est-ce qu’il se met en danger ? Adopte-t-il souvent des comportements impulsifs pouvant le mettre en danger ? 

  • Vous semble-t-il en souffrance ? Est-ce que vous notez une humeur plus attristée, moins joyeuse qu’habituellement ? Ou peut-être une irritabilité ou de la colère plus présente ? 


Il faut toujours répondre à ces questions en évaluant la différence entre le « avant » et le « maintenant » dans le comportement ou l’humeur de votre proche. Une personne peut tout à fait être naturellement peu expansive ou un peu rêveuse. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il y a un problème et qu’il nécessite l’aide d’un professionnel.


Il faut aussi toujours répondre à ces questions en évaluant l’importance et la persistance de la différence constatée entre le « avant » et le « maintenant ». Une seule journée de travail où la personne n’a pas réussi à se concentrer facilement et était vite parasitée, ou une humeur un peu maussade pendant un jour ou deux, ne doivent pas alarmer pour autant.

Ce qui doit interpeller réellement, c’est bien la « force » du changement et son caractère persistant dans le temps. Si vous notez une soudaine et importante perte d’efficacité sur une longue période ou un changement d’humeur pendant plusieurs semaines, vous avez des raisons d’interpeller votre proche et de lui conseiller d’aller voir un professionnel. 

Si vous constatez des changements importants et persistants pour chacun des niveaux, il est important d’en parler avec votre proche et de lui conseiller l’aide d’un professionnel. 

Liste des émotions positives et négatives

Comment s'en servir ? 

La personne peut choisir parmi une liste simple de mots l(es) émotion(s) qu'il ressent.

Quand l'utiliser ? 

Elle peut être utilisée ponctuellement, pour faire le point face à un malaise. Vous pouvez aussi l'utiliser régulièrement pour faciliter l'apprentissage de l'identification des émotions et besoins.

Où se le procurer ?

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